Les bons et les mauvais jours

Qu'est-ce qui définit un mauvais jour. Quels sont les déclencheurs, les éléments qui l'alimentent? Quelles en sont les origines et quelles en sont les conséquences? L'œuf et la poule, c'est brouillon.

En tout cas j'ai eu beaucoup de mal à me lever ce matin. Pour la première fois, pas de yoga, même pas 5 minutes. Je suis arrivée juste avant la fermeture du petit déjeuner. Ensuite ca a été des séances (thérapeutiques?) mélangeant un petit peu de haut allemand et beaucoup beaucoup de suisse allemand, me faisant me sentir seule, nulle, vulnérable, et en plein questionnement sur ce séjour. 

A midi j'étais tellement à bout que j'ai mangé seule. L'après-midi, il y a eu un atelier d'écriture et j'y suis allée la boule au ventre. Qu'allais-je bien pouvoir pondre? Rien de positif en tout cas. L'animateur m'a rassuré: j'avais le droit d'écrire en français!! ha, moi qui hésitais avec le mandarin...

Il a proposé le sujet de Selbsicherheit (que je traduirais par "sentiment de sécurité personnel"), sur lequel nous (ils) ont légèrement discuté, puis a été le moment d'écrire. 

Après quelques lignes sur mon mal-être, je me suis appropriée le sujet. J'ai finalement trouvé à imaginer, à conceptualiser, à imager, à dire... Dans quel but? Aucun. Mais après 14 lignes, parfois modifiées, parfois réécrites, j'ai atteint une satisfaction suffisante pour m'arrêter. Je me sentais mieux! Pourtant le sujet n'avais rien à voir avec ce foutu dialecte suisse-allemand ou mon mal-être.

Mais en résumé, je commence à prendre plaisir dans ces activités inutiles (comme le dessin). Il n'est pas question d'être performante. Il n'est pas non plus forcément question de partager. Il n'est pas question de se guérir. Faire quelque chose pour rien. Comme la marche afghane (où on ne va nulle part, l'objectif étant d'être présent le plus possible et attentif à soi, sa marche, sa respiration, ses mouvements). Et oui, dans notre monde, ca ne nous arrive jamais de faire quelque chose pour rien! Au pire, on procrastine... Mais imaginez: au lieu d'aller faire une lessive ou des courses, je m'assois et je dessine un truc hyper moche qui va aller quelques jours plus tard à la poubelle. Et bien sachez que cela fait du bien! Ca libère pendant au moins un petit moment de la pression des objectifs, de la performance, des ambitions, de la productivité qui envahit notre quotidien (et pas seulement au travail). Et donc, en théorie, ca libère aussi de l'anxiété...?


Allez, c'est décidé, je vais essayer leur atelier de bricolage!!!

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