L'asile psychiatrique
J'ai bien observé que nous sommes ici tous à des niveaux différents de prise de conscience, d'apprentissage, de mise en place de systèmes de prévention de rechute ou de compréhension de notre addiction. Il est sûr que certains rechuteront après leur séjour (ça se voit assez vite), ils n'ont malheureusement pas encore fait le chemin nécessaire pour gérer leur addiction.
Dan le livre "Prévention de la Rechute" (Marlatt & Donovan, 2005), il est dit: "la rechute est la règle et non pas l'exception"! Tout est dit...
Malgré la lourdeur du sujet, j'ai tout de même une anecdote rigolote à partager.
Hier nous avons eu une session sur la gestion du stress. A un moment, le thérapeute demande à ceux pour qui c'est la première fois en clinique de lever la main. Nous sommes 6 patients, et nous sommes 2 à lever la main. Mais le thérapeute est interrompu. Quand il reprend, il repose la question, mais la formule est différente "pour qui est-ce la première fois en hôpital psychiatrique".... Je relève la main, mais le deuxième qui avait levé la main manque de s'étouffer et demande sans vraiment demander si nous sommes vraiment dans une hôpital psychiatrique. Devant la réaction la stupeur du patient, le thérapeute rétropédale en lui expliquant qu'il s'agit d'une centre de soin avec une dimension médicale pour les troubles des addictions...
Vraisemblablement, un petit coup de trop c'est effectivement un problème à régler. Un séjour de remise en question de ses pratiques est acceptable, mais on n'est pas encore au niveau de reconnaitre de souffrir d'un trouble mental, d'une maladie psychiatrique.......
Chacun sa route, chacun son chemin, chacun son rêve, chacun son destin ...
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