Et une journée de plus sans thérapie...
Ce matin, 20 minutes de yoga, petit-déjeuner, puis petit détour par Ostermundigen pour emmener Samuel à sa rentrée scolaire (2ème année de Kindergarten). Comme le veut la tradition, j'ai reçu ma fleur pour dire au revoir aux parents. C'était de toute façon comme une lettre à la poste, Samuel retrouvait tous ses amis après de loonnngues semaines de vacances... Et il n'avait que 1h45 de "cours"...
Retour au centre vers 11:00. Déjeuner puis l'après-midi deux réunions d'information assez ennuyeuses, entre-coupées de commentaires en suisse-allemand. J'en ai quand même profité à la fin des réunions pour aller voir le médecin et lui expliquer que j'aimerais vraiment entrer dans le vif du sujet le plus tôt possible. Contrairement à beaucoup (et c'est sans jugement), j'ai encore un travail (qui n'est pas au courant - je ne peux pas m'absenter 3 mois) et une famille avec deux petits. Et dans les réunions prioritaires qu'ils m'ont misent cette semaine, il y a quand même 1h avec l'assistante sociale, qui va m'annoncer que je n'ai droit à rien...
Le soir, repas avec mes acolytes. Les deux à ma gauche parlent suisse-allemand. J'en profite pur discuter avec un vieux de la vieille qui est arrivé le même jour que moi. Bon, il n'a que 59 ans mais il fait beaucoup plus. Il est dans le centre, forcé par son travail. Sinon, il n'y serait pas. Bon, il va quand même y rester les 8 semaines parce que de toute façon c'est moins stressant que le travail... Oui, il boit toute la journée, et oui, il fume la marijuana toute la journée, mais comme c'est un niveau continu, ce n'est pas un problème (si vous vous posez la question, il est menuisier). Le matin, il commence par un verre de vodka et un pet (c'est le petit-dej). Ensuite s'enchainent les petits coups de vodka (au travail aussi - la bouteille est bien présente et non cachée). Les joints c'est donc au réveil, à la pause de 9h, à celle de 11h, après le déjeuner, à la pause de 15h et bien sûr à la sortie du travail. Et à partir de ce moment là, on ne compte plus. Au total, une bouteille de vodka et +/- 10 joints par jour. Mais en sortant, il ne va pas reprendre la vodka, c'est trop violent. Il fera bières et vin. J'acquiesce, je valide. En plus c'est quelqu'un de bien, il a un chat.
Curieuse, je lui demande où il se fournit en marijuana - je trouverais ca super pénible de devoir acheter auprès de ces trafiquants sans foi ni loi. En fait, j'apprends qu'en une saison d'été, avec 5 plants, on peut produire suffisamment pour ce type de consommation personnelle pour une année! Pas besoin de ces salles remplies de plantes toute l'année, avec lumières couteuses. C'est intéressant, j'en apprends tous les jours!! Mais je ne suis pas sûre que je sois dans ce centre pour ça...
Sinon, je peux continuer avec mes statistiques - aussi sans jugement: sur les 10 à 20% de femmes du centre, je pense que la moitié est gaie. Ceci dit, il a bien été démontré qu'il y a un biais entre homosexualité et santé mentale dans le sens où dans de nombreux cas, cette homosexualité n'est pas forcément bien acceptée par l'entourage et/ou la société... Donc ce n'est pas si étonnant.
Mais moi?? Gente féminine, hétéro, brave, bien rangée, c'est quoi mon excuse??


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