Brutal
Retour à la vie normale ce week-end (samedi matin au dimanche fin d'après-midi) un peu brutal.
On commence par le positif:
- La maison n'était pas un chaos total, plutôt bien rangée.
- Contente de retrouver les enfants. Contente de faire du Pumptrack le samedi avec eux: et oui, j'ai fait l'essai et au début j'ai eu pas mal peur, mais après plusieurs tours, j'étais un peu plus à l'aise, et j'ai donc accéléré pour faire des sauts. Charles était trop content de faire avec sa maman :-) Samuel était quant à lui fatigué...
- Dimanche matin, on est allés à la piscine les enfants et moi.
Par contre, les problèmes que j'essayais d'éviter, de ne pas voir, de dissimuler, sont toujours bien là. Je n'avais pas l'impression de rentrer dans ma famille mais plutôt de rentrer voir mes enfants. C'est assez douloureux de voir ce constat. A quoi cela tient-il? Une communication inexistante sur les vrais sujets? Un manque d'empathie, de se mettre à la place de l'autre? Une envie commune de faire disparaitre la poussière sous le tapis? Un manque de connaissance?
Je pense bien qu'il est difficile d'imaginer ce que je vis, surtout si on ne pose aucune question. Oui, je suis fatiguée (cela a paru très étonnant). Mon petit-déjeuner est tous les jours à 07:25. Je dois être habillée et maquillée (une nouvelle exigence pour me sentir mieux), et en plus chaque matin, 20 minutes avant le petit-déj, je dois aller chercher et prendre mes médicaments pour la thyroïde (traitement de base depuis des années). En plus je dors très mal. Le sevrage physique est bien et bel terminé, mais mon cerveau n'a pas encore réappris à dormir. J'ai mal au dos à cause de crampes au ventre (mauvaise digestion - les organes digestifs doivent encore se réhabituer). Si on peut être surpris de ce que le corps peut endurer pendant les mois/années d'intoxication sans broncher, il le fait bien payer après le sevrage (la vengeance est un plat qui se mange froid!!).
Et je mentirais si je disais que le moral est au top. Ca oscille au gré des prises de conscience, au constat du travail énorme qui est devant soi... Maintenant, je ne peux plus fuir. Tous mes problèmes, toutes mes contrariétés, mes frustrations, je dois les partager, les communiquer, les mettre à plat, et cela quitte à contrarier les autres (ce que j'appréhende toujours plus que tout...)
Ce soir je retrouvai mes cassés-de-la-vie pour le repas convivial du soir. A cet instant, j'avais plus l'impression d'appartenir à un groupe que pendant le week-end chez moi. Et pourtant, je les connais infiniment moins bien, mais ils me ressemblent peut-être plus?
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